Comment se reconnecter à son vagin ?

L’inconnu fait peur.

Le vagin fait partie intégrante de nos corps tout comme nos bras, nos jambes, nos oreilles, nos pieds etc… Et pourtant il peut susciter beaucoup d’inquiétude. 

En effet, contrairement à nos confrères masculins qui peuvent contempler leur sexe sans soucis, la situation est plus compliquée pour nous femmes. Et pour cause…nos sexes sont en grande partie interne. Nous ne pouvons donc pas observer notre vulve sans l’aide d’un miroir (à moins de faire preuve d’une souplesse incroyable). 

Même si nous n’y prêtons pas attention, nous ne pouvons tout de même pas faire comme si il n’existait pas. Eh oui, nous femmes ne sommes pas à l’abri de petits soucis gynécologiques type mycoses et autres… 

À un moment donné, il faudra bien rentrer en contact avec lui ou le recontacter si la première rencontre n’a pas été plaisante. Et pour rentrer en contact avec lui, encore faut-il savoir à quoi il ressemble, être capable de le toucher mais également être capable de « communiquer » avec lui.

 

 

 

1. La connaissance par la vue : Observez votre vagin

Miroir mon beau miroir, dis-moi à quoi ressemble mon vagin…

 

Le vaginisme peut avoir des causes multiples et la méconnaissance de son corps et plus particulièrement de son vagin peut en être une. Vous ne savez peut-être pas à quoi ressemble votre vagin et par conséquent, vous vous imaginez des tas de choses sur lui. Et surtout des choses qui ne sont pas forcément vraies. Et il est vrai que l’inconnu alimente la peur.

Il y a un exercice préconisé par le programme de guérison qui est très efficace pour instaurer un premier contact avec son vagin : c’est l’exercice du miroir.

Il consiste tout simplement à placer un miroir au niveau de son sexe et de l’observer. Il vous permettra de voir à quoi votre vulve ressemble et de pouvoir faire la comparaison entre ce que vous pensiez au départ et ce que vous voyez.

Pour ma part, j’effectuais cet exercice au lit après avoir pris une douche. J’allumais la lampe torche de mon téléphone pour y voir plus clair. Et là, toutes les croyances que j’avais sur mon vagin se sont avérées fausses : je croyais que le vagin était un canal sombre, étroit et dont l’extrémité était un tout petit trou qui serait déchiré à chaque tentative de pénétration. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que le vagin n’était pas un canal sombre mais une cavité de couleur rose-rouge (comme l’intérieur de la bouche) et non pas un petit trou noir. Ce que je m’imaginais n’avait rien à voir avec la réalité et sans vous mentir, j’ai ressenti un peu de  dégoût lorsque je l’ai observé pour la première fois. Mais bon, c’était la première fois et au fur à mesure j’ai fini à m’habituer. Une fois que l’inconnu devient connu, la peur s’amenuise.

Mesdames, n’ayez pas peur de prendre un miroir et d’observer votre vulve et l’intérieur de votre vagin. Il est partie intégrante de votre corps et il ne peut pas être ignoré! Plus vous le regarderez et plus vous vous familiarisez avec lui.  Celui-ci pourra peut-être vous paraître “étrange”, “bizarre”, “laid”, “répugnant” et j’en passe mais il fait partie de votre corps et vous devez être capable de l’observer aussi facilement que vous observez vos pieds, vos mains et toutes les autres parties du corps.

Plus vous porterez d’attention sur lui et plus celui-ci vous fera moins peur.

2. La connaissance par le toucher : Touchez votre vulve et tentez d’insérer un doigt dans votre vagin

Après avoir observé votre vagin, il me semble logique que vous le découvrirez avec vos doigts pour connaître ne serait-ce que sa texture. 

Vous pouvez commencer par toucher votre vulve, les grandes lèvres, les petites et votre clitoris. Ensuite, si vous vous sentez à l’aise, vous pouvez essayer de mettre un doigt à l’entrée du vagin. Si vous vous sentez de le faire, vous pouvez pousser votre doigt à l’intérieur du vagin. Tout est une question de ressenti. Lorsque j’ai commencé à observer mon vagin, j’avais commencé par mettre mon doigt à l’entrée de mon vagin. J’ai été agréablement surprise lorsque j’ai constaté que le vagin n’était pas rigide tel que je l’avais imaginé mais plutôt mou. Je n’osais pas aller plus loin parce que je commençais à avoir mal mais je ressentais tout de même cette impression que  mon doigt s’enfonçait comme une personne s’enfonce dans un pouf.

Le fait d’essayer d’introduire un doigt dans votre vagin va vous permettre de vous rendre compte de l’élasticité de votre vagin. Vous allez vous rendre compte que la pénétration n’est pas une “déchirure” de votre vagin parce que celui-ci est tellement élastique qu’il adhère à l’objet qui entre en lui.

Insérer votre doigt peut vous faire peur et c’est totalement normal. Et lorsque vous serez vraiment prêtes, prenez le temps de bien respirer, d’être dans un endroit calme et surtout, de lubrifier l’entrée du vagin. Lorsque votre doigt se trouvera à l’entrée de votre vagin, vous vous rendrez compte que celui-ci va glisser tout seul.

 3. La connaissance par la communication : Parlez à votre vagin


Un des exercices qui m’a le plus particulièrement marqué dans le programme de guérison de Mame (réserve ta session offerte ici ) c’est la rédaction d’une lettre d’amour à mon corps et à mon vagin. Je n’avais jamais écrit de lettre d’amour et voilà que je devais m’adresser à mon corps et à mon vagin. rédaction d’une lettre d’amour à mon vagin.

Cela peut paraître étonnant parce que les lettres d’amour sont généralement destinées à des personnes qu’on aime. Un vagin n’est pas une personne mais ne mérite-il pas d’être aimé tout comme une personne? Dans ces deux lettres j’ai clairement dit que j’étais désolée pour toutes ces années où ils avaient été malmenés, ignorés. Je leur ai promis de les aimer et de les chérir autant que possible.

Comment traitez-vous les personnes que vous aimez?

Généralement, vous les chérissez, vous leur accordait de l’importance et de l’attention. Et je pense que votre vagin le mérite tout autant. 

Notre vagin nous fait mal peut-être parce que nous n’avons pas pris le temps de l’écouter, le chérir, lui accorder de l’attention? 

Et lorsque nous aimons quelqu’un nous avons tendance à les rassurer. Votre vagin a aussi besoin d’être rassuré.

Lorsque j’ai commencé à travailler avec les dilatateurs, au départ j’étais très paniquée de les insérer dans mon vagin. Mais quand j’étais paniquée, je n’arriver jamais à le faire donc j’ai dû trouver un moyen de “piéger” mon vagin. Je l’ai tout simplement rassuré comme une maman rassurerait son enfant qui a peur du noir. Je lui ai parlé comme je parlerais à une personne. Je lui disais qu’il n’avais pas de soucis à se faire, que le dilatateur était son ami et qu’il n’y avait aucun danger. Cela peut paraître farfelu dit comme ça mais ça m’a vraiment permis de me calmer au moment de m’exercer avec les dilatateurs. Cela m’a permis de ne plus être dans l’inquiétude mais d’adopter un état d’esprit positif.

À chaque centimètre de dilatateur inséré, je prenais le temps de souffler et je l’encourageais littéralement à s’ouvrir et à le laisser entrer et petit à petit il finissait par rentrer. Le fait de personnifier son vagin permet d’avoir une communication plus accentuée avec lui.

J’espère que cet article vous a plus et qu’il vous aidera dans votre processus de guérison ! 

Je vous invite à écrire en commentaire quels sont les rapports entretenez-vous avec votre vagin aujourd’hui? Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez observé votre vulve pour la première fois? 

Je vous invite à partager cet article autour de vous afin que d’autres femmes puissent le lire et trouver la motivation de guérir!

Si vous souhaitez rejoindre le programme d’accompagnement qui m’as aidé à guérir en 1 mois cliquez ici

À bientôt!

Article rédigé par Monica G