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Vaginisme : l’hymen est-il le coupable ?

Le vaginisme est caractérisé par une contraction involontaire des muscles du plancher pelvien, rendant la pénétration douloureuse, difficile, voire impossible. Bien que cette condition puisse avoir des implications physiques, ses racines s’étendent souvent bien au-delà de l’anatomie pure. 

 
En effet, lorsqu’il s’agit de comprendre le vaginisme, une affection complexe et souvent mal comprise, de nombreux mythes et idées reçues surgissent, en particulier autour de l’hymen. Pendant longtemps et même encore aujourd’hui, l’hymen a été erronément désigné comme le principal « coupable » dans les cas de vaginisme, conduisant à une multitude de malentendus et de traitements inappropriés. 
 
Cet article vise à démystifier cette croyance répandue et à explorer en profondeur la vraie nature du vaginisme, ainsi que le rôle réel – ou souvent inexistant – que joue l’hymen dans cette condition.

Qu'est-ce que l'hymen ?

L’hymen est une fine membrane muqueuse située à l’entrée du vagin. Sa fonction principale n’est pas encore entièrement comprise, mais on sait qu’elle n’a pas de rôle biologique significatif dans la santé sexuelle ou reproductive. L’hymen varie considérablement d’une femme à l’autre en termes de taille, de forme et d’épaisseur. Chez certaines femmes, il est très mince et élastique, tandis que chez d’autres, il peut être plus épais et moins flexible.

 

Il est important de comprendre que l’hymen n’est pas une « barrière » bloquant l’entrée du vagin. Chez la plupart des femmes, il présente une ouverture naturelle qui peut varier en taille et permet le passage du flux menstruel. Dans certains cas rares, l’hymen peut couvrir entièrement l’ouverture vaginale, une condition connue sous le nom d’hymen imperforé, qui peut nécessiter une intervention médicale.

 

Quelques mythes autour de l'hymen

L’un des mythes les plus persistants sur l’hymen est qu’il doit être « brisé » ou « déchiré » lors du premier rapport sexuel, ce qui serait un signe de virginité. Cette croyance est non seulement inexacte mais également nuisible. En réalité, l’hymen peut s’étirer pendant les rapports sexuels, l’utilisation de tampons, certaines activités physiques ou même rester intact après le rapport sexuel. La présence ou l’absence de saignement n’est donc pas un indicateur fiable de virginité ou d’expérience sexuelle.

 

De plus, cette idée erronée entretient une vision inappropriée de la sexualité féminine et peut créer des attentes irréalistes et de l’anxiété chez les femmes. Cela contribue également à perpétuer des normes culturelles dépassées concernant la virginité et l’honneur, qui peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé mentale et physique des femmes.



Aussi, dans le contexte du vaginisme, l’hymen a été souvent et à tort désigné comme le coupable principal des difficultés de pénétration et de la douleur ressentie. Cette méprise a conduit à des pratiques telles que l’hyménectomie (l’ablation de l’hymen), dans l’espoir de résoudre les problèmes liés au vaginisme. Cependant, la réalité est que le vaginisme est un trouble complexe, influencé par des facteurs physiologiques, psychologiques et émotionnels, et ne peut être réduit à la présence ou à l’absence de l’hymen.

 

Comprendre la véritable nature de l’hymen et rejeter les mythes qui l’entourent est crucial pour promouvoir une approche plus saine et plus respectueuse de la sexualité féminine. Cela permet également de se concentrer plus efficacement sur les véritables causes et traitements des troubles comme le vaginisme, en s’éloignant des solutions simplistes et erronées.

Les causes réelles du vaginisme

Contrairement à ce que beaucoup pourraient croire et comme mentionné plus haut, le vaginisme n’est généralement pas lié à l’état de l’hymen. 

 

Les causes du vaginisme sont multifactorielles et peuvent inclure des éléments physiologiques et psychologiques. Parmi les facteurs physiologiques, on trouve des conditions telles que les infections, les inflammations ou des traumatismes passés. Sur le plan psychologique, le vaginisme peut être lié à l’anxiété, à la peur de la douleur, à des expériences traumatisantes antérieures, ou à une éducation qui a pu instaurer des croyances négatives autour de la sexualité.

 

Lorsqu’une femme souffre de vaginisme, la douleur ressentie lors de la tentative de pénétration peut être intense. Cette douleur est souvent décrite comme une sensation de brûlure, de déchirure ou de pincement. Elle est causée par la contraction involontaire des muscles, qui crée une barrière physique. Cette douleur peut entraîner une peur accrue de la pénétration, créant un cercle vicieux qui peut renforcer le vaginisme.

 

Le vaginisme peut également avoir un impact significatif sur la vie émotionnelle et relationnelle. Les femmes qui en souffrent peuvent éprouver des sentiments de honte, d’isolement et d’anxiété, ce qui peut affecter leur estime de soi et leurs relations intimes.

 

En résumé, comprendre que le vaginisme va bien au-delà de l’état de l’hymen est essentiel pour traiter efficacement ce trouble. Une approche globale, tenant compte des aspects physiologiques et psychologiques, est nécessaire pour aider les femmes à surmonter le vaginisme et à retrouver une vie sexuelle épanouie.

L’importance de connaître son corps

Notre exploration de l’hymen et du vaginisme nous conduit à une conclusion fondamentale : l’importance vitale d’une éducation sexuelle et corporelle complète. Comprendre notre propre corps, ses mécanismes et ses réponses est essentiel non seulement pour traiter des troubles comme le vaginisme, mais aussi pour mener une vie sexuelle épanouissante et saine.

 

L’éducation sexuelle ne doit pas se limiter à la biologie de base ou à la prévention des maladies et des grossesses. Elle doit aussi englober une compréhension approfondie de l’anatomie sexuelle, des réponses émotionnelles et psychologiques liées à la sexualité, et des moyens de gérer les troubles sexuels. Une éducation qui embrasse ces aspects peut démystifier les peurs, corriger les idées fausses, et bâtir un sentiment de respect et de bienveillance envers notre propre corps.

 

De plus, une éducation sexuelle complète joue un rôle crucial dans la déstigmatisation des troubles comme le vaginisme. Elle permet de créer un dialogue ouvert et sans jugement, où les femmes se sentent soutenues et comprises dans leur parcours de guérison.

 

Pour une guérison définitive du vaginisme, la prise en charge doit être holistique. En effet, le psychologique fonctionne en corrélation avec le physique. Il est donc primordial de travailler ces deux aspects en même temps.
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J’espère que cet article t’aura apporté des conseils concrets afin de t’aider au mieux dans ta guérison du vaginisme.

 

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