Vaginisme  & perte de motivation : Comment gérer la baisse de motivation durant le processus de guérison?

Help ! Je veux jeter l’éponge!

 

Vous vous souvenez des résolutions qu’on prend chaque année au Nouvel An? Entre nous, combien d’entre nous les avons vraiment appliquées?

 

Qui n’a jamais pris la résolution de faire du sport pour  finalement abandonner 3 jours après?

Qui n’a jamais pris la résolution d’entamer un régime pour finalement s’y tenir seulement  une semaine (voire moins)?

Qui n’a jamais pris la résolution de commencer à écrire son mémoire/son devoir/son dossier trois semaines à l’avance pour finalement le commencer et le finir la veille de la date butoir?

 

En bref, qui n’a jamais été démotivé dans sa vie? 

 

Personne.

L’existence humaine, je la vois comme une montagne : il y a des pics et des creux. Les pics ce sont les moments durant lesquels nous sommes hyper motivés et les creux ce sont les moments durant lesquels nous n’avons qu’une seule envie : tout envoyer valser

Inutile de culpabiliser, chaque être humain sur cette terre a déjà connu et connaîtra ces périodes.

Une résolution telle que guérir du vaginisme ne déroge pas à la règle. Il y a des jours où vous aurez une motivation sans faille durant lesquels vous progresserez de façon considérable. 

Durant votre processus de guérison vous allez vous rendre compte qu’il y aura des moments où votre motivation sera sans faille, où vous progresserez de manière considérable. Et puis il y aura les autres moments…les moments de découragement total. Ces moments où on se demande si notre guérison en vaut vraiment la peine.

J’ai toujours été très transparente avec vous et ce n’est pas aujourd’hui que cela changera. J’ai vécu ces moments-là plus d’une fois. J’ai connu des périodes comme ça où je ne croyais plus avoir la force ni l’envie de guérir. 

Je n’en pouvais plus et j’étais prête à me complaire dans ma souffrance. 

C’est dans ces moments-là que j’ai vraiment pris conscience que c’était très important de se parler à soi-même. Je me disais “ Ah! Tu veux abandonner n’est-ce pas? Mais ta vie ce sera quoi? Tu penses que tu vas passer le restant de tes jours à fuir ton propre corps? Si tu as des infections, tu fuiras le gyneco? (voir article sur la peur de l’auscultation) Si tu souhaites avoir des enfants un jour, tu fuiras la sage-femme?” Je me posais toutes ces questions et quand je pensais à tous les efforts que j’avais fourni, je me disais que ce serait dommage de laisser tomber. De me laisser tomber.

 

Vous vivrez des moments comme ça. Des moments de démoralisation, des moments de doute, des moments de tristesse. 

 

Si vous vous trouvez dans cette situation, je vous en supplie…N’ABANDONNEZ PAS. C’est plus facile à dire qu’à faire je le sais (je suis bien placée pour le savoir). Cependant, vous savez ce que la guérison changera dans votre vie. Vous savez à quel point cette guérison est importante, sinon vous ne seriez pas en train de lire des lignes là. 

Ce sont ces moments-là qui sont les plus décisifs dans votre parcours. 

Si on abandonnait à chaque fois qu’on a plus envie ou que ça devient difficile, croyez-moi, On.ne.ferait.plus.rien! 

Mais vous, vous ne voulez pas « rien faire », vous voulez guérir. Vous voulez une sexualité épanouie. Vous voulez vous réapproprier votre corps. Vous voulez vous réconcilier avec votre passé. Vous voulez vous panser vos plaies. 

Comme je l’avais dit dans un de mes articles, ma volonté de guérir était plus forte que ma résignation à souffrir et je veux que vous vous souveniez de ça.

 

Dans les prochaines lignes je vous donnerai des petits conseils qui vous aideront à faire face à la baisse de motivation.



  1. Ne perdez surtout pas de vue votre objectif

En d’autres termes, toujours vous rappeler « pourquoi je le fais? »

C’est sûrement le point le plus important. Vous ne vous êtes pas levées un matin comme ça pour dire « je veux guérir du vaginisme ». Cette envie, je dirais même cette nécessité de guérir vous est venue petit à petit, parce que la souffrance, la douleur que vous ressentez a atteint son paroxysme. 

 

Pourquoi l’envie d’abandonner est-elle aussi forte?

 

Aussi paradoxal que cela puisse paraître et pour ce qui relève de mon cas, je n’avais plus envie de souffrir mais je n’avais pas non plus envie de sortir de ma zone confort. Tant que je ne devais pas pas parler de mon traumatisme et que personne (y compris moi-même) n’entrait en contact avec mon vagin, j’étais dans mon zone de confort. Mais si devais en parler et que je devais entrer en contact avec mon sexe, je n’y étais plus et vous vous imaginez bien que c’était la débandade. Mais j’ai dû sortir de cette zone de confort et mon premier pas ça a d’abord été d’admettre que j’avais besoin d’aide. Ensuite ça a été d’entrer en contact avec des personnes susceptibles de m’aider. 

Je me souviens que lorsque j’avais rejoint le groupe privé du programme “Je guéris du vaginisme en 2020” sur Facebook, je devais faire une petite présentation. Je devais raconter mon histoire. Vous me direz que Facebook, c’est virtuel, que les membres du groupe ne me connaissent pas mais j’avais peur. J’avais peur parce que d’une certaine manière je serais exposée. Et c’était compliqué pour moi parce que je suis une personne très discrète et très secrète. Je n’aime pas trop parler de ma vie, m’ouvrir aux autres et encore moins lorsqu’il s’agit d’événements douloureux. Mais je l’ai fait, je me suis présentée et personne ne m’a jugée. En plus j’ai lu toutes les présentations de certaines membres du groupe et j’ai pu lire des histoires similaires à la mienne ou complètement différentes, mais nous étions toutes là pour le même but : nous nous mettons à nu parce que nous souffrons.

Oui, vous allez devoir faire des exercices que vous ne pensiez pas faire. Oui, vous allez devoir vous ouvrir à des personnes que vous ne connaissez pas. Oui, vous allez devoir fouiller dans votre passé pour reconstruire. Ce ne sera pas forcément agréable à vivre mais ça en vaut la peine.

 

2. Accordez-vous un temps de répit

Il vaut mieux faire des pauses et travailler efficacement que d’effectuer un travail constant mais bâclé. Autrement dit, privilégiez la qualité que la quantité. Ce n’est pas tant le temps que vous consacrerez à votre guérison qui comptera réellement mais bien le sérieux avec lequel vous vous y appliquerez. C’est comme vous préparez un examen : l’objectif ce n’est pas de vous faire un bourrage de crâne non-stop qui l’habituez à rien mais de travailler de manière efficace.

Certaines guériront en moins de 3 mois, d’autres mettront plus de temps mais le plus important c’est de le faire sérieusement. Pour ma part, je travaillais sur ma guérison sûrement 4 jours 7 mais je sais que quand je le faisais, je le faisais vraiment et j’étais vraiment motivée. Faire des pauses vous permettra d’aérer votre esprit et de revenir beaucoup plus forte. Il y a des jours comme ça où on est pas forcément dans un bon “mood” donc durant ces jours-là, vous pouvez vous octroyez une pause le temps de reprendre de l’aplomb.

Il est préférable de faire des pauses quelquefois plutôt que de stopper de manière brutale.

J’espère que cet article vous a plu et qu’il vous aidera dans votre processus de guérison.

Je vous invite à écrire en commentaire quelles actions vous avez mis en place lorsque vous aviez une baisse de motivation. 

Je vous invite à partager cet article autour de vous afin que d’autres femmes puissent le lire et trouver la motivation pour guérir!

À bientôt !

Pour en savoir plus sur le programme qui m’as aidé à guérir : cliquez ici 

Article rédigé par Monica G 

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