La vie après la guérison

Le vaginisme ce n’est pas rien et il est évident que vous ne serez plus jamais les mêmes  une fois guéries. Votre corps ira mieux. Votre esprit ira mieux. Votre couple ira mieux. Vous irez mieux. C’est une véritable épreuve que chaque femme peut rencontrer dans sa vie et elle nous change pour toujours.

À chaque bout du tunnel, il y a la lumière. Cette lumière débouchera sur une nouvelle version de vous, plus forte, plus combative, en bref…sur la femme magique que vous étiez destinées à être.

Ce que vous vivez est passager. Lorsque vous serez guéries, il y aura beaucoup de choses que vous aurez appris et des changements inattendus vont s’opérer dans vos vies.

 

Je m’adresse à vous toutes, que votre vaginisme soit installé depuis des années ou qu’il se soit manifesté récemment, vous en viendrez à bout et plus rapidement que vous ne le pensiez!

 

Dans les lignes qui suivent, je vais vous parler de trois changements qui se sont opérés en moi lorsque j’ai adhéré au programme de guérison et que je suis parvenue à guérir.

 

  1. Après la guérison, vous serez beaucoup plus attentives aux signaux que votre corps vous envoie

Les douleurs, peu importe où elles se localisent dans le corps, sont toujours le signal que quelque chose ne va pas. Nous avons parfois la fâcheuse habitude (y compris moi) d’attendre que la douleur devienne intolérable pour agir et consulter un spécialiste. Et cela peut avoir des conséquences néfastes : plus la douleur est établie, plus elle sera difficile à enrayer.

Pour ma part, j’ai pris conscience de mes douleurs au niveau du vagin en février 2019 et ce n’est qu’en septembre 2019 que j’ai su que je souffrais de vaginisme et pris des initiatives.

8 mois? Ça n’a pas l’air d’être énorme dans l’immensité de la vie mais ce sont 8 mois de souffrances que j’aurais pu m’épargner si j’avais pris mon vaginisme au sérieux.

Nos corps sont de puissants messagers et lorsqu’une douleur se manifeste c’est pour nous alerter et nous avertir d’un dysfonctionnement.

De la même manière que nous “n’attendons” pas qu’une grosse angine bactérienne passe toute seule, nous ne laissons pas traîner  un mal de dos chronique qui nous handicape dans notre vie quotidienne.

Depuis que j’ai guéri du vaginisme, je fais beaucoup plus attention à mon corps et je suis beaucoup plus réceptive à la douleur. Je n’hésite plus à le toucher, à le palper, et appuyer sur certaines zones sensibles et susceptibles d’être tendues.

Dès que je sens qu’une zone de mon corps est anormalement douloureuse, j’effectue quelques recherches et si j’en ai les moyens, consulte un professionnel de santé. Les douleurs du vaginisme sont tellement intenses que je ne pense pas que je serais encore capable de supporter des douleurs telles et je suis persuadée que vous non plus.

Au vue des circonstances difficiles que nous vivons, inutile de rappeler que la santé est notre seule (vraie) richesse.

Lorsqu’on a connu la profondeur réelle d’un gouffre, on a clairement pas envie d’y retourner.

2. Vous aurez beaucoup plus confiance en vous

Vaincre le vaginisme n’est pas un combat comme les autres. C’est un combat qu’on mène contre soi-même, contre des systèmes de croyances fondés sur des idées fausses (établis pour la plupart depuis l’enfance), contre des traumatismes douloureux et lourds à porter, (cf articles sur les traumatismes) contre des voix intérieures qu’on arrive pas à faire taire et tellement bien d’autres encore…( voir articles sur les croyances limitantes)

Alors quand la guérison se présente et que les tentatives de pénétration ne sont plus douloureuses, c’est alors une très grande victoire. C’est un lourd poids qu’on décharge de notre dos et ça fait un bien fou.

Si vous avez pu survivre à une épreuve aussi douloureuse (littéralement) que le vaginisme, je ne pense pas qu’il y ait aucune épreuve que vous ne pouvez pas surmonter. C’est paradoxal mais la douleur que vous ressentez aujourd’hui, aussi horrible et insupportable qu’elle soit, qui fera votre force de demain.

Les efforts que vous aurez fourni chaque jour pour guérir ne feront que prouver votre force et votre persévérance. Lorsque vous regarderez tout le chemin parcouru jusqu’à la guérison, je vous assure que vous serez en admiration envers vous-même. Il ne faudra pas minimiser vos multiples réussites et votre parcours parce ce qui distingue ceux qui réussissent et ceux qui échouent dans la vie, c’est la volonté d’avancer, la rage de vaincre malgré les obstacles. 

Quand je vois la jeune femme que j’étais avant, désespérée, défaitiste, et celle que je suis aujourd’hui, il y a un monde entier entre les deux et je n’exagère pas. Je ne vais prétendre être devenue une jeune femme imperméable aux épreuves qui se présentent à moi mais le vaginisme m’a renforcée, m’a permis d’être beaucoup plus combative et d’affronter la vie avec beaucoup plus d’optimisme qu’avant.

J’ai pu raconter mon histoire dans un article que j’avais écrit sur les traumatismes sexuels (voir article) et elle était très complexe. J’ai dû travailler sur des souvenirs douloureux, traumatisants et qui remontent à tellement longtemps non seulement pour me reconstruire mais aussi pour guérir du vaginisme. Repêcher des souvenirs douloureux, traumatisants, pour me reconstruire.

On a toutes eu/traversé ces moments de solitude où on pleurait en se demandant si ce qui nous arrivait était un sale coup du destin, si c’était mérité et surtout si on en verrait le bout. On a tous eu ces moments où se demandait si il ne serait pas judicieux que nos compagnons tracent leurs routes.

Mais ce sont ces moments-là qui nous forgent.

Si je n’avais pas souffert de vaginisme je ne serais pas en train d’écrire cet article pour vous aider toutes.

 

Vaincre le vaginisme c’est beaucoup plus qu’être capable d’avoir des rapports sexuels sans douleurs et de tolérer toute sorte de pénétration, c’est aussi et surtout être capable d’affronter sa peur, ses peurs, aussi effrayantes et insurmontables qu’elles paraissent.

3. Votre couple se portera mieux et vous aurez enfin la sexualité épanouie que vous souhaitiez

 

Même si le vaginisme est un trouble passager, il est vécu difficilement dans un couple. Il peut même être considéré comme une véritable crise de couple. Comme je l’avais déjà dit dans mon article sur le vaginisme et le couple (voir article), la sexualité n’est pas tout le couple mais il joue une grande partie. Parce que la pénétration est douloureuse, certaines femmes peuvent être dans l’évitement des rapports sexuels et de l’autre en général. Et il est évident que cet évitement peut engendrer des frustrations, des non-dits et si il n’y a pas communication, le clash et les reproches sont inévitables.

Alors lorsque les blocages sont levés et que la pénétration n’est plus douloureuse, le couple ne s’en porte que mieux. Alors que la pénétration était “éliminée” d’office pendant le vaginisme, après la guérison, le couple a alors le choix d’avoir recours à la pénétration ou non. Les champs des possibles sont élargies. La femme n’est plus dans l’appréhension des rapports sexuels mais dans l’accueil de l’autre parce que ce qui la “séparait” de l’autre, la douleur, a disparu. Le sexe doit être source de plaisir et lorsqu’il est source de stress et d’angoisse, personne n’y prend du plaisir.

Pendant mon vaginisme, je n’osais pas m’acheter de la lingerie sexy parce que : À quoi bon être sexy si je sais que je risque d’avoir mal?

Aujourd’hui je n’ai plus peur. Je m’autorise à être sexy, joueuse, parce que je sais que je n’ai plus rien à craindre.

 

Vous n’aurez plus rien à craindre!

4. Vous aurez fait la rencontre de femmes fabuleuses

 

C’est très récemment que j’ai su que ce sont dans les moments les plus difficiles que l’on fait les plus belles rencontres. Pendant et après la guérison du vaginisme, j’ai été épaulée, aidée, guidée par des femmes que je ne connaissais même pas il y a quelques mois mais qui m’ont profondément changé, en me faisant passer de femme “vaginique” à femme magique.

Aujourd’hui je me sens mieux beaucoup qu’avant parce que je sais que même dans ma douleur la plus profonde, la vie a pu m’offrir des grandes sœurs bonus. C’est sûrement l’aspect que j’ai le plus apprécié dans le programme de guérison : cette unité réelle entre femmes de tout âge, toute ethnicité, avec leurs histoires et leurs blessures qui leur sont propres. Alors que la société nous pousse sans arrêt à être en compétition, en guerre les unes contre les autres (parfois pour des futilités, je me permet de le dire) ça fait du bien de savoir que pour une fois, on ne sera pas jugée, critiquée, mais accompagnée et encouragée. 

Avant ma guérison, j’étais une jeune femme fermée, qui avait du mal à exprimer ce que je ressentais et qui se cachais sans arrêt. Et je me demande même si mon sexe n’était pas « fermé » justement parce que j’étais moi-même fermée en tant que personne.  Aujourd’hui, j’ai beaucoup moins peur de m’exprimer et d’aller au bout de mes idées. Grâce à ces femmes, je peux affirmer que le vaginisme m’a ouvert des portes qui seraient restées fermées si je n’avais pas souffert de ce trouble. 

 

J’espère que cet article vous a plu et qu’il vous aidera dans votre processus de guérison!

 

Je vous invite à écrire en commentaire la femme que vous serez lorsque vous serez guéries du vaginisme.

 

Pour en savoir plus sur le programme qui m’as transformé : cliquez ici 

 

Je vous invite à partager cet article autour de vous afin que d’autres femmes puissent le lire et trouver la motivation pour guérir !

 

À bientôt et prenez soin de vous!

 

Article rédigé par Monica G