Comment éduquer l’entourage sur la question du vaginisme?

C’est dans la tête

Il faut te détendre

C’est rien t’inquiète

Il faut juste en avoir un peu envie

Ça partira seul

Il faut te décoincer

C’est juste une petite infection

“Tu/Vous réfléchis(sez) trop

Alors, t’as toujours mal à la foufounne?

Bois un peu avant et je te garantie que ça ira

Etc…

Etc…

 

Je suis sûre que ces réflexions résonnent en vous et comment dire…On s’en serait évidemment bien passé!

Elles viennent de notre entourage : amies, partenaires, professionnels de santé voire d’autres femmes, qui en voulant nous “rassurer” ne font pourtant que renforcer notre mal-être. En faisant cela, ces personnes ne se rendent pas compte qu’elles minimisent sans le vouloir, ce trouble méconnu dans le milieu médical mais qui touche énormément de femmes. 

Elles peuvent parfois se montrer blessantes avec des réflexions du style “vous/tu êtes/es trop douillette” ou “vous/tu exagérez/exagères”.

C’est très blessant et frustrant parce qu’on passe limite pour des femmes qui font des “chichis” auprès d’elles alors que Dieu seul sait la douleur qu’on ressent lorsqu’on souffre de vaginisme.

 

Il est préférable d’être face à une personne qui reconnaît son ignorance sur un sujet plutôt qu’une personne qui pense maîtriser le sujet et finit par vous blesser.

Je pars du principe que lorsqu’on ne maîtrise pas un sujet, soit on s’éduque sur ce sujet, soit on se tait.

Être ignorant(e) n’est pas volontaire mais rester ignorant(e) est un choix. Une simple recherche sur Internet ou un passage dans un bibliothèque permet d’avoir accès à la connaissance donc zéro excuse.

Il y a beaucoup de préjugés sur le vaginisme et c’est principalement dû à un manque de connaissance sur ce trouble.

Et qui est capable de renforcer la tendance et de faire taire les préjugés sur le vaginisme?

 

NOUS !

 

Nous avons suffisamment de connaissances sur le vaginisme pour l’avoir vécu dans notre chair. Nous connaissons ses mécanismes, ses symptômes. Nous savons quels sont les efforts à fournir pour s’en sortir.

Et c’est tout cela qui rend le programme de guérison du vaginisme : on en sait tellement plus après l’avoir intégré qu’avant.

Nous ne devons pas rester passives face au vaginisme. Nous devons aussi être actrices face au vaginisme en éduquant notre entourage, les autres femmes et aussi les hommes sur ce trouble car il peut affecter n’importe quelle femme ou homme, de près ou de loin.

 

Pour pouvoir éduquer sur la question du vaginisme, il faut commencer par reconnaître qu’ils ont des lacunes.

  1. Il faut d’abord comprendre que c’est un sujet que notre entourage ne maîtrise pas

Les autres ne nous blessent pas forcément par leur méchanceté mais par leur manque de connaissances.

Lorsque nous sommes confrontées à des réflexions désobligeantes par rapport au vaginisme, il faut se garder de les prendre trop personnellement. Personne ne peut se prévaloir de maîtriser tous les troubles sexuels qui existent, même pas les professionnels de santé. S’ils peuvent se montrer insensibles, froids, méprisants face au vaginisme, c’est parce qu’ils ne disposent pas d’assez de connaissances sur la question. 

 

J’en sais rien, démerdez-vous

 

Ils n’ont pas assez de connaissances donc ils minimisent. C’est la raison pour laquelle plusieurs femmes traversent une période “d’errance médicale”, durant laquelle elles consultent des professionnels de santé qui ne maîtrisent pas assez bien la question de vaginisme et qui parfois se trompent de diagnostic ou les envoient simplement balader. La situation est également délicate lorsque les réflexions viennent de l’entourage. En voulant se confier à l’entourage, nous cherchons du réconfort auprès de celui-ci et nous avons parfois l’impression de se trouver face à des murs : ils ne nous prennent pas au sérieux, changent de sujet ou pire encore se moquent carrément de nous et de notre situation.

 

Voilà les ravages de l’ignorance. On ne sait pas ce que l’autre vit donc on réduit son problème à “rien”.

Face à des personnes ignorantes sur un sujet, la solution n’est pas de les voir comme des personnes méchantes mais plutôt de leur apporter les connaissances qui leur manquent sur le sujet.

 

2. Éduquez-les en leur apportant les connaissances que vous avez acquises grâce à votre vécu

Aujourd’hui, je peux admettre avec humilité que je ne connaissais rien de mon sexe avant le vaginisme. Je ne savais pas que le vagin était entouré de muscles, qu’il était élastique, quelle taille il faisait, de quelle couleur il était. J’étais dans l’ignorance la plus totale mais grâce au programme de guérison, j’ai pu acquérir les connaissances qui me manquait jusqu’à présent. Il n’est jamais trop tard pour apprendre. Aujourd’hui vous avez des connaissances sur le vagin et sur son fonctionnement que la plupart des femmes qu’elles soient vaginiques ou pas, n’ont pas. Vous pouvez donc apporter ces connaissances à votre entourage pour qu’il puisse être sensibilisé sur le sujet. Plus vous en parlerez, plus de connaissances ils auront et plus sensibles ils seront face au sujet. Le vaginisme n’est pas un trouble rare qui touche très peu de personnes. C’est un trouble courant qui affecte la vie d’une multitude de femmes de manière directe et d’hommes, de manière indirecte. Alors il est primordial que chacune et chacun d’entre nous soit éduqué et sensibilisé sur ce sujet pour que les préjugés puissent disparaître et pour que la guérison soit plus rapide et moins laborieuse. Il ne doit pas être un tabou, un sujet honteux qu’on balaye d’un revers de la main parce que “trop sensible” justement. On doit pouvoir en parler sans honte, sans gêne parce qu’il peut toucher n’importe quelle femme à n’importe quel moment de sa vie. Le versant psychologique du vaginisme vous permettra aussi d’éduquer l’entourage sur la question des blocages psychologiques, des traumatismes, des conditionnements et beaucoup d’autres notions encore.

Les expériences douloureuses ne doivent pas tout le temps être des fardeaux lourds à porter. Elles doivent pouvoir aussi être des témoignages qui permettront aux autres de sortir de l’ignorance.


J’espère que cet article vous a plu et qu’il vous aidera dans votre processus de guérison.

Je vous invite à écrire en commentaire les préjugés auxquels vous avez dû faire face par rapport à votre vaginisme!


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Je vous invite à partager cet article autour de vous afin que d’autres femmes puissent le lire et trouver la motivation pour guérir!

 

À bientôt !