Vaginisme et sentiment de culpabilité : Comment s’en détacher?

Thème de la semaine : Vaginisme et sentiment de culpabilité 

« Je culpabilise de ne pas pouvoir donner du plaisir à mon chéri. »

Je prononçais souvent cette phrase avant de découvrir mon vaginisme.

Je culpabilisais de ne pas être « capable » d’avoir un rapport sexuel avec pénétration sans me crisper, sans trembler ni pleurer. Je pensais que c’était de ma faute si ce vaginisme était arrivé. Mais, finalement, pas du tout. 

En effet, on ne choisit pas le vaginisme, on le vit. Nous sommes la somme de nos expériences, notre éducation et nos croyances profondes. C’est vers elles qu’il faut se tourner pour guérir.

Tout d’abord, il faut définir ce qu’est la culpabilité.

La culpabilité, dans le sens psychologique du terme, est un sentiment qu’on ressent lorsqu’on :

  • agit ou qu’on pense avoir agi à l’encontre de nos principes et nos valeurs
  • cause ou qu’on pense avoir causé du tort à autrui par des paroles ou par des actes
  • crée une situation ou qu’on pense avoir crée une situation qui nous porte préjudice.

Si toi aussi tu culpabilises par rapport à ton vaginisme, sache que je te comprend et je ne te juge pas. Il est important que tu te débarrasses de ce sentiment de culpabilité surtout si tu souhaites guérir.   

Ainsi, dans cet article, je te donne des conseils qui te permettront de venir à bout du sentiment de culpabilité que tu as par rapport à ton vaginisme.

1. Essaye de comprendre d'où vient cette culpabilité

« Pourquoi je culpabilise? »

Premièrement, tu dois te poser cette question. 

D’où vient ce sentiment de culpabilité?

Lorsque je souffrais de vaginisme, je ressentais un profond sentiment de culpabilité. 

J’ai longtemps cru que la femme devait satisfaire sexuellement l’homme qu’elle aime. 

Alors, quand j’ai vu que la pénétration n’était pas possible, je pensais que j’avais en quelque sorte « failli » à « mon devoir ».

Pourtant, ce n’était pas ma faute si la pénétration était impossible. Et je le savais. Mais cela ne m’empêchait de me sentir coupable de ne pas avoir des rapports sexuels avec pénétration avec mon partenaire.

Bien sûr, il s’agit de mon histoire personnelle. 

Dès lors, il faut que tu puisses replonger dans ton histoire personnelle et essayer de déceler la ou les origines de cette culpabilité.

As-tu eu une éducation sexuelle trop stricte et/ou moralisante?

Est-ce le fait d’avoir intériorisé des injonctions ou des paroles comme : 

  • « Tu dois satisfaire ton partenaire à tout prix »
  • « Une bonne femme doit satisfaire son mari« 
  • « Le sexe, c’est le ciment du couple« 
  • « Si ton homme n’est pas suffisamment satisfait, il ira voir ailleurs« 
Tes blessures émotionnelles antérieures  t’empêchent-elles de te laisser aller avec ton partenaire actuel?
 
Qu’elle qu’en soit l’origine, il est important de connaître la source de ton sentiment de culpabilité.
Il n'est pas rare que la plupart des femmes qui souffrent de vaginisme ressentent un profond sentiment de culpabilité par rapport à leur situation.

2. Prend conscience que tu n'as pas choisi la situation que tu vis

On ne choisit pas de souffrir de vaginisme. Ce trouble peut apparaître (ou ne pas apparaître) pour de multiples raisons qu’on ne peut contrôler.

Tu souffres de cette situation. Et, en aucun cas, tu es responsable. Donc, ne te sens pas coupable d’une situation que tu n’as pas choisie.

Aussi, je croyais que si la pénétration ne passait pas c’est parce que je n’étais pas suffisamment détendue.

Je croyais également que ma peur de la pénétration était rationnelle. Je me disais « si tu n’y arrives pas c’est parce que tu n’y mets pas du tien.« 

C’est en faisant des recherches et en consultant des spécialistes que j’ai pris conscience que j’avais un blocage. 

Encore une fois, je n’y était pour rien. C’est en effectuant un profond travail sur moi que j’ai réussi à me détacher de cette culpabilité et de prendre ma guérison en main.

J’ai commencé à guérir le jour où je me suis dit « Tu n’as pas choisi de vivre cette situation mais tu as tout de même le choix de t’en sortir« 

Beaucoup de femmes qui souffrent de vaginisme pensent que ce trouble est apparu dans leur vie "par leur faute."

3. Ton plaisir sexuel est autant important que celui de ton partenaire

L’idée selon laquelle c’est la femme qui doit « satisfaire » son partenaire est encore malheureusement ancrée au sein de cette société.

La sexualité ce serait alors cela : la femme doit mettre tout en oeuvre pour satisfaire sexuellement son homme.

Et lorsqu’elle souffre de vaginisme, que doit-elle faire? Se forcer à tout prix pour être sûre que son partenaire est satisfait?

Sûrement pas.

Et pourtant c’est ce que je faisais lorsque je souffrais encore de vaginisme. Le plaisir de mon partenaire était une de mes priorités. Tant qu’il était satisfait, c’était le plus important pour moi. 

Il y avait des rapports durant lesquels je me forçais pour qu’il puisse être satisfait.

Résultat des courses :

  • Je ressentais des douleurs atroces au moment de la pénétration
  • Je ne prenais aucun plaisir

Tu n’es pas une « machine à satisfaire ton homme ». Tu es un être humain avec des envies, des désirs qui mérité aussi d’être satisfait.

 

 

NB : Vaginisme ou pas, ton plaisir ne doit jamais être négligé au détriment de celui de ton partenaire.

La sexualité est un partage mutuel entre deux personnes consentantes. Tu ne dois jamais te forcer à faire quelque chose que tu ne veux pas faire (ou qui te met mal à l’aise) juste pour « satisfaire » ton partenaire. 

Investissement personnel
Le sexe doit être un partage et il est important que les deux partenaires prennent du plaisir mutuellement.

4. Ta guérison ne repose pas uniquement sur tes épaules

Un couple consiste en l’union de deux personnes. Cela signifie que lorsqu’une épreuve se manifeste, celle-ci doit être surmontée à deux.

Dans le cas du vaginisme, c’est certes la femme qui souffre le plus. Mais le conjoint ne doit pas être étranger à cette douleur et cette souffrance.

Il doit être impliqué dans le processus de guérison.  Il doit être une épaule sur laquelle tu peux te reposer à tout moment de ton parcours de guérison.

Malheureusement il existe des des femmes qui ont été peu voire pas du tout soutenues par leur conjoint dans leur parcours de guérison.

En gros c’est comme si leur conjoint leur disait « C’est toi qui souffre donc c’est toi qui doit te débrouiller pour guérir« 

C’est extrêmement décourageant et d’une violence inouïe de penser ainsi.

Il y a même des femmes qui subissent des pressions de la part de leur conjoint, les obligeant à guérir dans un temps imparti dans l’espoir de « sauver » la relation.

Le vaginisme est un trouble qui se guérit bien, certes. Mais cela demande un profond travail sur le plan psychologique et physique qui ne peut pas être fait en deux jours.

Si tu es dans ce cas-là aujourd’hui, sache une chose : tu peux guérir du vaginisme en étant accompagnée par des personnes compétentes qui maîtrisent le vaginisme.

Pour guérir, tu as besoin d’adopter une méthode qui sera efficace pour toi. Mais tu auras aussi (et surtout) besoin de beaucoup de soutien et de motivation de la part de ton conjoint.

Cette épreuve, vous la vivez à deux donc il est logique que vous l’affrontiez à deux. 

 

 

 

J’espère que cet article t’a plu et qu’il t’aidera dans ton parcours de guérison!

N’hésite pas à me faire part de tes impressions dans les commentaires.

Si tu souhaites en savoir plus sur la culpabilité, je t’invite à cliquer ici.

Je t’invite à partager massivement cet article autour de toi pour aider les femmes qui souffrent de vaginisme à s’en sortir!

 

Article rédigé par Monica G

Lorsque le vaginisme survient au sein d'un couple, il est normal que les deux conjoints trouvent des solutions de guérison à deux.