Faire l’amour, est-ce seulement pratiquer l’acte de pénétration?

Si c’était réellement le cas, ce serait totalement discriminatoire.

Idée totalement fausse qui doit être rayée des esprits pour toujours : Le vaginisme est « signe » de frigidité.

Le vaginisme est totalement indépendant de la frigidité, qui se traduit par une absence de plaisir sexuel. Il est totalement possible d’éprouver du plaisir sexuel lorsqu’on souffre de vaginisme. La pénétration est douloureuse voire impossible, certes. Mais renvoyer la sexualité à la simple pénétration pénis/vagin serait nier tout le panel qu’on peut développer pour éprouver du plaisir au lit. Je ne cesse de le répéter, le vaginisme est difficile à vivre, autant pour la femme qui en souffre que pour son partenaire. Mais comme je l’avais dit dans un de mes précédents articles, il est une opportunité. En l’occurrence une opportunité de redécouvrir son corps et son plaisir.

 

Le vagin n’est pas la seule zone érogène et je pense que cela est pour une bonne raison.

Il y a un tas de zones érogènes que nous possédons, nous femmes,  tels quel le clitoris, les seins, le cou qui méritent d’être stimulés.

 

Chers femmes, dans votre processus de guérison, vous avez encore le droit au plaisir. Et dans les prochaines lignes je vous proposerez des alternatives à la pénétration, qui n’est ni obligatoire, ni le seul moyen de prendre du plaisir.

 

Votre partenaire n’a pas qu’un pénis, il a aussi une bouche et des mains.

 

  1. Développez le sexe oral 

 Le plaisir peut également être véhiculée par la bouche. Le vagin est la partie la plus commune du sexe féminin. Mais il ne faut pas pour autant en oublier le clitoris. Il est beaucoup moins évident à trouver mais il procure autant de plaisir que le vagin (voire plus). Lorsque je  souffrais encore de vaginisme, c’était la zone qui me procurait le plus de plaisir (coïncidence? Je ne pense pas). Mon partenaire et moi avons pu développer la pratique du cunninlingus. Au départ je n’étais pas vraiment à l’aise parce que ma vulve était particulièrement sensible et que j’avais encore beaucoup de mal à écarter les jambes devant lui  mais au fur à mesure je me suis laissée aller et je suis même parvenue à atteindre l’orgasme.

La pénétration était évitée mais la sexualité n’en était pas pour autant inexistante.Le cunninligus est une pratique qui procure énormément de plaisir. Cependant, sans vouloir vous faire peur, le cunnilungus n’est pas une pratique douloureuse mais elle peut être désagréable dans le cas où vous souffrez de sécheresse (ce qui a été mon cas).

Mais pas de panique ! Lorsque vous trouverez la cause de cette sécheresse, vous pourrez pratiquer cet acte sans soucis!


Pour aller plus loin, vous pouvez pratiquez la position du 69 : chacun y trouve son compte et tout le monde est content!

Le plaisir est décuplé et il n’y a pas eu besoin d’avoir recours à la pénétration.

 La bouche procure beaucoup de plaisir mais elle n’est pas la seule partie de notre corps qui peut être génératrice de sensations agréables

2.Laissez-vous aller à des caresses sensuelles

 

 

Ce n’est pas parce que vous souffrez de vaginisme que vous n’avez pas le droit de vous toucher ou d’être touchée. La Nature nous a doté de deux mains et nous devons nous en servir.

Vous pouvez donc vous laisser aller aux bouts de vos caresses. Que vous soyez seules ou à deux, n’hésitez pas à toucher votre corps. 

Les caresses sont connues pour augmenter le plaisir sexuel. Elles sont d’autant plus excitantes

lorsqu’elles sont couplées à la parole. N’hésitez surtout pas à demander à votre partenaire de vous dire des mots crus dans le creux de l’oreille lorsque celui-ci palpe vos seins, vos fesses, vous fait des bisous dans le cou, vous ne le regretterez pas!

Pendant qu’il vous susurre des mots crus dans l’oreille, il peut en même temps aller à la découverte de votre corps. 

Il n’est pas obligé d’être en vous pour que vous soyez connectés à lui et que vous ressentiez du plaisir.

 

Le plus important est d’être à l’écoute de votre corps et de ne s’adonner qu’à des pratiques qui vous font plaisir et non pas souffrir.

3. N’hésitez pas à jouer et user de votre imagination!

 

C’est là que le vaginisme a son avantage : il permet  de développer son imagination. Lorsqu’on en souffre, la sexualité peut être source de stress et d’angoisse. Et cela la dénature car elle est censée être une pratique agréable, plaisante mais aussi amusante. 

Pour s’amuser alors, il existe une pratique que vous connaissez sûrement : la pratique des sextos. Vous êtes loin de votre partenaire temporairement ou pendant une longue période et vous vous excitez mutuellement par SMS ou MMS.

 

 Avec cette pratique, le « lien sexuel » est toujours entretenu et votre sexualité n’en est que plus pimentée. 

Vous pouvez être implicites en demandant à votre partenaire comment il s’est habillé ou bien être totalement explicites en ne disant rien et en envoyant juste une photo de vous en tenue sexy.

Autre alternative de la même came : faire l’amour au téléphone

Vous êtes toujours loin, l’un de l’autre mais vous faites l’amour comme si vous étiez tous les deux physiquement au même endroit.

L’avantage de cette pratique?

Vous faites appel à votre imagination.

 

J’espère que cet article vous a plu et qu’il vous aidera dans votre processus de guérison!

 

La liste que j’ai fourni n’est bien sûr pas du tout exhaustive et je vous invite par conséquent à écrire en commentaire les alternatives que vous avez trouvé 

 

Je vous invite à partager cet article autour de vous afin que d’autres femmes puissent le lire et trouver la motivation pour guérir!

 

Pour en savoir plus et le programme d’accompagnement qui m’as aidé à guérir du vaginisme en 1 mois : cliquez-ici 

 

À bientôt!

 

Article rédigé par Monica G