Comment gérer la peur de l’auscultation ?

Ce n’est jamais simple pour une femme de procéder à un examen de ses parties intimes. Ça l’est encore moins lorsque celle-ci souffre de vaginisme.

La position à adopter lors d’un examen gynécologique est loin d’être confortable : allongée, jambes écartées devant une personne inconnue qui a accès à notre intimé.

La situation peut très vite devenir gênante. Je comprend tout à fait le fait d’éviter les examens gynécologiques lorsqu’on souffre de vaginisme.

Mais malheureusement, il est parfois nécessaire de subir de tels examens. Ceux-ci peuvent faire peur et je vous comprend.

Je sais à quel point l’idée de vous faire examiner vous inquiète et vous fait peur. Lorsque je souffrais de vaginisme j’ai eu à subir des examens avec une sage-femme.

Pour s’assurer que l’origine de mes douleurs n’était pas organique, elle avait opéré un toucher vaginal. Les touchers vaginaux sont indolores mais comme j’étais très crispée, j’avis ressenti une petite douleur.Mais en me concentrant sur ma respiration  j’avais réussi à me détendre un peu et l’examen s’était finalement bien déroulé.

Mais en prenant de grandes inspirations et expirations, j’avais réussi à me détendre un peu et supporter cet examen. 

 

Alors la question que vous vous posez sûrement c’est : Comment faire en sorte que l’examen gynécologique se passe bien?

 

Je vous assure qu’un examen gynécologique peut bien se passer même si vous souffrez de vaginisme.

Mais bien sûr, il y a certains éléments qui entrent en jeu.

1. Signifiez au professionnel que vous souffrez de vaginisme

Pour que la confiance puisse s’installer entre vous et le professionnel, il est important de lui signifier que vous souffrez de vaginisme. C’est ce que j’avais lors d’un rendez-vous avec une sage-femme.

Je lui avais expliqué que je souffrais de vaginisme et par conséquent que j’avais énormément de mal avec l’introduction d’objet à l’intérieur de mon vagin.

Elle a tout de suite compris et elle avait vraiment pris son temps durant l’examen. Le vaginisme est un élément très important à prendre en compte  durant les examens gynécologiques. Vous devez vous sentir à l’aise avec le professionnel qui vous examine (gynécologue, sage-femme).

Être à l’aise et se sentir rassurée durant un examen gynécologique est primordial.

Cela m’amène à parler du deuxième point : ne pas hésiter à stopper l’examen si vous ne vous sentez pas à l’aise. 

COACHING

2. N'hésitez pas à stopper l'examen en cas d'inconfort/de douleurs

Votre corps est votre temple : Toute personne se doit de le respecter.

Ce n’est parce que vous avez consenti à subir un examen gynécologique que le professionnel a le droit de faire ce qu’il veut.

La situation est déjà assez angoissante pour vous et il est normal que vous vous sentiez à l’aise et en confiance avec le professionnel.

Celui-ci/Celle-ci doit vous écouter et prendre en compte les remarques vous lui faites. Si vous ressentez des douleurs, faites-le lui savoir et dites-lui d’arrêter.

Si vous êtes mal à l’aise avec un geste médical, le professionnel se doit de s’arrêter.

L’auscultation ne doit jamais être un moment de souffrance.

En ce qui me concerne, l’examen gynécologique avec ma sage-femme* s’était plutôt bien passé car elle était à l’écoute. Elle m’a bien fait comprendre que si j’avais mal je devais lui dire. Lorsque je lui redonnais le signal, elle pouvait recommencer à m’ausculter.

La confiance est très importante, sans quoi il ne peut y avoir d’examen paisible. Si vous ne vous sentez pas à l’aise, ne vous forcez surtout pas et faites-le savoir au professionnel. Il/Elle doit vous comprendre et vous respecter.

Il y a malheureusement énormément de violences gynécologiques et obstétricales qui sévissent à cause de « professionnels de santé » qui refusent de respecter le corps et de leurs patientes et les écouter et cela n’est pas normal.

Un bon professionnel de santé est un professionnel qui écoute, qui comprend et qui rassure ses patients.  

*Les sages-femmes libérales sont habilitées à effectuer un suivi gynécologique au même titre que les gynécologues. Ce sont des professionnels que je vous recommande de consulter car elles sont beaucoup plus douces  compréhensives et à l’écoute que certains gynécologues.

3. Si vous vous sentez suffisamment à l'aise, pratiquez les exercices de respiration

Illustration réalisée par Léonie une merveilleuse femme magique guérie grâce au programme "Je Guéris du vagininisme ®"

Durant l’examen gynécologique dont j’ai parlé plus tôt, la sage-femme avait effectué un prélèvement vaginal.

Pour cela, elle avait introduit un écouvillon (grand coton-tige) à l’intérieur de mon vagin. J’étais très anxieuse et je ne me sentais pas du tout capable de supporter cela.  

L’écouvillon était très fin mais je tremblais comme une feuille. Ce qui m’a aidé à supporter et ne pas ressentir de douleurs ce sont les exercices de respiration.

Lorsqu’elle a placé l’écouvillon à l’entrée de mon vagin je m’étais crispée. Mais en fermant les yeux et me concentrant sur ma respiration, l’écouvillon a pu être introduit facilement. Au final, je n’ai ressenti qu’une petite gêne. 

Cela n’a pas été facile, malgré la douceur de cette gêne j’avais très peur d’avoir mal. 

Mais j’ai pu surmonter ma peur et au final ce que je craignais n’est pas arrivé. 

J’espère que cet article vous a plu et qu’il vous aidera dans votre processus de guérison.

N’hésitez pas à me faire part de vos impressions en commentaires.

Je vous invite à partager cet article autour de vous afin que d’autres femmes puissent le lire et trouver la motivation pour guérir!

 

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 À bientôt!

Article rédigé par Monica G

 

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