Pourquoi la peur nous empêche parfois d’atteindre nos objectifs et comment la dompter?

La peur c’est quoi?

 

La peur est une émotion qui accompagne la prise de conscience d’un danger, d’une menace (qu’elle soit réelle ou non). En d’autres termes, c’est un mécanisme émotionnel qui s’enclenche lorsqu’on face à un danger ou une menace imminent(e).

Les peurs sont diverses et se divisent en deux catégories :

 

– Les peurs rationnelles (qui surviennent dans une situation ou en présence d’un objet qui représentent un danger réel) : peur de l’eau, peur de certains animaux, peur des insectes, peur du vide, peur de conduire, peur de prendre l’avion

– Les peurs irrationnelles (les phobies) (qui surviennent dans une situation ou en présence d’un objet qui représentent un danger imaginaire) : peur d’aimer, peur d’être rejeté, peur de parler en public, peur du regard des autres etc…

Me concernant, la peur qui m’a littéralement paralysée pendant toute ma scolarité est la suivante : la peur du regard des autres.

Cette peur m’a toujours dominé et deux autres peurs se sont développées à partir d’elle : la peur de parler en public et la peur de dire ce que je ressens.

À l’école, lorsqu’il s’agissait de travaux écrits, j’étais toujours partante. Mais dès qu’il était question de présenter des exposés, de travailler en groupe ou tout simplement de participer en classe, c’était l’enfer.

Je voulais simplement disparaître dans un trou et réapparaître une fois que tout cela serait fini. Je ne supportais pas du tout l’idée que d’autres personnes puissent m’entendre parler.

 

Comment se manifestait ma peur de parler en public?

Elle se manifestait par une accélération de mon rythme cardiaque et une petite voix (sadique et moqueuse) qui résonnait dans ma tête. Ça donnait quelque chose du style :

Tu es vraiment sûre de vouloir parler là Monica?

Imagine que tu parles et qu’ils se moquent de toi?

Tu auras l’air bête

Ils ne vont pas t’écouter parce que tu n’es pas intéressante

Tu vas bégayer et tu auras l’air ridicule

Évite-toi la honte et ne dis rien du tout

 

Cette “petite” voix a pourri toutes mes années scolaires. Ce qui me fait encore mal aujourd’hui c’est que toutes les fois où j’ai été paralysée par cette peur, j’avais des choses pertinentes et correctes à dire en classe. Quand je parvenais à participer en classe, j’étais fière et je n’ai pu faire qu’un seul constat : personne ne se moquait de moi.

Pour ce qui est de ma vie personnelle, j’ai toujours eu énormément de mal à exprimer clairement mes besoins et ce que je ressentais au fond de moi.  

Pour moi c’était ça : soit je disais oui à tout soit je ne disais rien du tout

Je me disais que dire oui ou ne rien dire du tout me permettrait d’avoir la paix. Je me disais qu’en faisait ça les gens ne me rejetteraient pas. Résultat des courses : je me faisais bouffer par les gens.

Je ne voulais jamais aller au conflit. Dès qu’un conflit se présentait, je préférais m’éclipser que d’affronter et dire ce que j’avais sur le cœur. J’enfouissais tout au fond de moi et comme vous le savez, malheureusement,  à force tout garder pour soi, un jour ça finit par péter. Et je me demande bien si ça n’a pas commencé à péter quand mon vagin a commencé à me faire mal. Je me demande si le vaginisme n’était pas un cri de mon corps pour me faire enfin parler. 

Pour vaincre sa peur, il faut en identifier l’origine, déterminer si elle est rationnelle ou pas et poser des actions pour la désamorcer petit à petit. 

C’est ce que je vais développer dans les prochaines lignes.

1. D’où vient cette peur?
 
Généralement, les peurs, quand elles sont rationnelles, se développent à la suite d’un événement traumatisant. 
 

Par exemple : une personne qui a failli se noyer en mer ou à la piscine peut développer une peur de l’eau car l’eau représente un danger, une menace. Et pour cause, plus de 300 000  personnes meurent noyés chaque année dans le monde.

 

Pour ce qui est du vaginisme, les causes ne sont pas toujours de nature traumatique, la méconnaissance de l’appareil génital féminin, une éducation sexuelle culpabilisante, des mauvais échos par rapport à la première fois bien d’autres causes suffisent à créer une peur phobique de la pénétration. 

 

La peur est naturelle et légitime dans les deux cas. La noyade et la pénétration représentent deux dangers distincts. Mais entre nous…la noyade est un danger réel et même un danger de mort. Tandis que la pénétration est un danger imaginaire. On peut mourir noyée mais on ne peut pas mourir d’une pénétration (sauf preuve du contraire).

 

La pénétration représente un danger pour nous parce qu’on s’imagine que notre vagin est une cavité totalement fermée et qu’on mourrait si quelqu’un ou quelque chose tentait d’y pénétrer. On s’imagine que la pénétration invoque nécessairement le sang car on a entendu nos copines nous dirent qu’on pouvait saigner pendant la première fois. 

Toute cette imagination, toute cette réalité erronée qu’on s’est créé qui nous empêche de voir la pénétration comme une expérience indolore.

 

Ce n’est pas parce que la pénétration fait vraiment mal qu’on en a peur, c’est parce qu’on s’est imaginées qu’elle faisait mal qu’on en a peur.

2. Le scénario catastrophe que je m’imagine va t-il se réaliser?

« S’il entre, il va me déchirer de l’intérieur »

« Ce pénis/Ce dilatateur est beaucoup trop gros pour rentrer dans mon minuscule vagin »

Et si ça reste coincé dedans?

Il y aura du sang partout

Je ne pourrai pas supporter

Il va me tuer

 

Ça ne vous rappelle rien? 

La fameuse pénétration. Cette expérience qu’on imagine effroyable se caractérisant se manifestant par une douleur extrême qui aura été causée par une déchirure, une coupure à l’intérieur de nous, de notre vagin. Cette “intrusion” qu’on ne souhaite pas du tout et qu’on évite pour ne pas avoir à faire souffrir notre vagin tout étroit. 

Et ce qui est vicieux dans tout cela c’est que le scénario catastrophe qu’on s’imagine se réalise en quelque sorte, non pas parce notre peur est fondée sur un danger réel mais parce qu’on veut protéger son vagin.

 

“Je m’imagine que mon vagin est trop petit, donc il est effectivement trop petit”.

 

“Ma première fois a été douloureuse donc tous les rapports sexuels sont douloureux.”

 

“J’ai subi un traumatisme sexuel donc tous les rapports sexuels sont traumatisants et par conséquent je m’en protège.”

Ce n’est pas de votre faute, votre esprit cherche juste à vous protéger du danger qu’il s’imagine.

 

Et pour lui faire comprendre que la pénétration ne représente pas un danger (à part si elle n’est pas consentie) vous allez devoir accepter cette peur pour mieux la combattre. 

 

3. Que se passera-t-il si je vais à l’encontre de ma peur?

En d’autres termes, qu’ai-je à gagner en affronter cette peur?

Eh bien, vous aurez tout à gagner.

Un bien-être profond.

Une véritable guérison intérieure.

Une meilleure maîtrise de votre autres peurs.

Une sexualité épanouie.

Une vision plus réaliste et plus positive de la sexualité.

Une vie de couple métamorphosée.

De multiples opportunités d’enfanter.

 

Une libération de son passé.

 

Pour connaître tout cela, il faudra que vous accueillez d’abord cette peur, que vous l’acceptiez et que vous l’affrontiez. 

Mais comment vais-je l’affronter?

 Vous ne pourrez pas l’affronter en un jour, cela vous demandera du temps et beaucoup de détermination. Mais il faut bien commencer quelque part et ce quelque part c’est ici en réservant votre appel diagnostic offert (cliquez ici)

J’espère que cet article vous a plus et qu’il vous aidera dans votre processus de guérison ! 

 Je vous invite à écrire en commentaire quelles sont les peurs qui vous paralysent au quotidien et qu’elles sont les actions que vous posez afin de les dompter.

 Je vous invite à partager cet article autour de vous afin que d’autres femmes puissent le lire et trouver la motivation pour guérir!

 

Pour en savoir plus sur le programme qui m’a aidé à guérir : cliquez ici 

À bientôt !

Article rédigé par Monica G 

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