En toute intimité : je te raconte mon parcours de guérison

Bonjour à toi chère lectrice, cher lecteur, 

Aujourd’hui je te retrouve pour un article assez spécial et qui me tient particulièrement à coeur puisque j’ai eu la chance et l’opportunité d’interviewer Mame Ndanty Badiane, créatrice de la méthode « Je guéris du Vaginisme » qui a déjà permis à plus de 350 femmes de guérir et de se libérer de leur vaginisme. 

A travers cette interview, tu pourras en apprendre davantage sur cette femme, inspirante, rayonnante, et bienveillante, qui œuvre au quotidien afin d’améliorer la vie des femmes. En effet, tu vas découvrir son témoignage dans lequel elle revient sur son histoire : de la découverte de son vaginisme à sa guérison, elle t’explique son parcours, son expérience avec ce trouble ainsi que son combat. 

A travers ses mots, tu comprendras comment elle est devenue la femme qu’elle est aujourd’hui et pourquoi elle a décidé d’aider et d’œuvrer chaque jour afin d’aider les femmes à en guérir. 

Installe-toi confortablement car tu vas découvrir Mame d’une manière totalement inédite. 

  1. Qui es-tu

Gioia : « Bonjour Mame, merci à toi de me permettre de réaliser ton témoignage afin de permettre à nos lectrices et à nos lecteurs d’en savoir davantage sur toi. Je t’invite tout d’abord à te présenter, à nous dire qui tu es ? « 

Mame : « Bonjour Gioia, bonjour à toutes et à tous, je suis Mame Ndanty Badiane, franco-sénégalaise née dans une famille musulmane pratiquante. Je suis la fondatrice de la méthode « Je guéris du Vaginisme » qui a déjà permis d’aider plus de 350 femmes à guérir et à se libérer de leur vaginisme. »

  1. La rencontre avec ton mari avant ton mariage

Gioia : « Merci beaucoup Mame, peux-tu nous dire, s’il te plaît, comment as- tu rencontré ton mari ? »

Mame : « J’ai rencontré mon mari en France, où nous étions venus tous les deux pour nos études. »

Gioia : « Et comment était votre relation ? »

Mame : « Pendant un an, nous avons entretenu une relation platonique. Quand j’y repense, nous étions vraiment comme des enfants (rires). Il venait me voir, on discutait et il repartait. Nous dînions ensemble, puis il me déposait chez moi ou alors nous nous promenions dans le parc en nous tenant par la main. Jamais nous n’avons échangé ne serait-ce qu’un baiser. »

Gioia :  » Vous avez décidé de vous marier, mais peux-tu nous dire ce qui vous a décidé à sauter le pas ? « 

Mame : « Là d’où je viens, les filles se marient vierges. Le poids de la tradition et de la religion sont si importants que si tu perds ta virginité avant de convoler en justes noces, l’honneur de ta famille entière est en jeu. Conscients l’un et l’autre que nous allions commettre un péché si nous passions à l’acte avant le mariage. Nous avons donc décidé de nous marier  très vite. À nos yeux, c’était le seul moyen d’explorer enfin notre sexualité. Malgré la différence de milieu social, nos familles étaient d’accord. « 

  1. La découverte de ton vaginisme 

Gioia : « Peux-tu nous dire, comment as- tu découvert ton vaginisme ? « 

Mame : « La cérémonie de mariage religieux fût organisée le 25 mai 2014. Nous sommes heureux. Nous allons enfin passer notre première nuit de couple dans un bel hôtel. C’est lors de ma nuit de noces que je découvre mon vaginisme. »

Gioia : « Puis-je te demander comment s’est passé ta nuit de noces ? « 

Mame : « Ma nuit de noces a tourné au drame. Quand mon mari a enlevé ses vêtements, c’était la première fois que je voyais un sexe masculin en érection et j’ai paniqué. Je crie, je pleure. J’ai peur. Lui, il est là, sans beaucoup d’expérience. Nous sommes aussi perdus l’un que l’autre. Lorsque mon mari tente de me pénétrer, je hurle, je le repousse. J’ai vraiment mal. L’entrée de mon vagin est bloquée. C’est comme un mur infranchissable. 

Dans ma tête, les phrases prononcées par ma mère, mes tantes ou mes copines tournent en boucle :  « Tu vas avoir mal », « Le sexe, c’est pas bien », « Attention aux hommes ». Quand on te dit pendant des années de te méfier des hommes, la peur s’accumule. J’essaie de me raisonner. Après tout, je suis mariée, il faut que je le fasse. Nous avons essayé toute la nuit, sans succès. 

J’essaye de me rassurer en me disant qu’après tout, c’est peut-être normal la première fois. Je suis vierge et il est inexpérimenté. »

Gioia : « As-tu réessayé le lendemain et si oui, avez-vous réussi à faire l’amour sans que tu sois dans cette peur ? « 

Mame : « Oui, nous avons réessayé le lendemain. Parce qu’il a compris que j’avais peur, il essaie d’être doux et de me mettre à l’aise. Les préliminaires se passent bien, mais dès qu’il veut aller plus loin, le scénario de la veille se répète.

Cela va durer un an et demi. »

  1. Du déni à ta prise en main

Gioia :  » Quel impact avait ton vaginisme dans ta vie quotidienne à ce moment-là ? « 

Mame :  « À l’époque , j’étais comptable dans une entreprise. Mais tout me pesait que ce soit mon travail et mes collègues. On me félicitait pour mon mariage, alors que je vivais un véritable calvaire. Une énorme fatigue  m’envahissait et lorsque je suis allée voir mon médecin traitant, c’était pour qu’il me prescrive un arrêt de travail. 

A ce moment-là, j’étais très loin de me douter que j’allais enfin connaître la cause de mon problème. 

Lorsqu’il m’a vu arriver, sans aucune énergie, il me posa alors une simple question qui allait totalement changer ma vie :

Qu’est-ce qui se passe Mademoiselle ?

J’ai éclaté en sanglots et je lui ai raconté que je n’arrivais pas à faire l’amour, que j’étais bloquée. C’est alors qu’il prononce ces mots sur un ton détaché, et qui sont pourtant toujours gravés dans mon esprit : « ça doit être du vaginisme » .

Gioia : « Cette problématique te pèse et on voit à travers tes mots que tu en souffres tant dans ta vie sexuelle, personnelle et professionnelle. Mais dès qu’il a prononcé le terme vaginisme, dès qu’il a posé un mot sur ta problématique, quelle a été ta réaction ? »

Mame :  » Après qu’il m’ait annoncé cette nouvelle, je me suis précipitée sur les moteurs de recherche aussitôt rentrée chez moi. A ce moment-là, j’ai 27 ans, je suis mariée depuis plusieurs mois et je suis toujours vierge. 

Ce que je trouve et lis sur internet m’effraie, j’ai peur : des femmes en souffrent depuis des années, certaines font avec, d’autres ont divorcé. Si je crois ce que je lis, je n’aurai jamais de relations sexuelles. Jamais d’enfants non plus. 

Ma vie est fichue, c’est sûr. Pourquoi cela m’arrive-t-il à moi ? Je pleure. Et j’ai honte. 

J’avais attendu si longtemps le mariage pour enfin vivre ma vie de femme que je refuse tout en bloc. Non, cela ne peut pas être moi, c’est impossible, je n’ai pas cela !!! 

Le mot « trouble sexuel » me fait peur. Je suis dans le déni le plus total, mais j’en parle tout de même à mon mari. Il a la même réaction que moi. Non, ce n’est pas possible, il y a sûrement une erreur. Les troubles, c’est pour les autres.

Et pendant trois mois, j’ai refusé de regarder la réalité en face. »

Gioia : Tu as dit que tu avais été dans le déni pendant 3 mois, qu’est-ce qui a été l’électrochoc pour te faire sortir de cette phase ? »

Mame : « Après le mariage religieux, nous avions prévu de célébrer notre mariage avec nos familles et nos amis au Sénégal. Dès mon arrivée, ma mère me demande comment s’est passée la nuit de noces. Je ne lui ai rien raconté et elle est stressée. Je m’empresse de la rassurer et m’en sors avec une pirouette – Nous ne l’avons pas encore fait, car nous avons décidé d’attendre notre retour au Sénégal pour le vivre. Comme ça, Maman, tu pourras constater par toi-même que je suis vierge. Cependant, elle a du mal à y croire. 

J’essaie quand même de lui parler en tête-à-tête du problème que nous rencontrons. Elle esquive le sujet, car une mère ne parle pas de sexualité avec sa fille. C’est tabou. 

Après cette journée de fête gaie, chaleureuse, magique même, mon mari et moi nous sommes retrouvés de nouveau dans une chambre d’hôtel. En arrivant sur la terre de mes ancêtres, je me suis dit que le problème allait se régler tout seul. Que je serais plus apaisée, plus détendue. Mais évidemment, cela ne se passe pas comme prévu. Je suis toujours bloquée.

Mon mari, si patient jusque-là, commençait à s’énerver. Son ego masculin parlait,  il se sentait ridiculisé ! Alors il me force. Il me fait très mal. Je criais et le repoussais avec l’énergie du désespoir. J’avais l’impression d’être une moins que rien. Pourquoi est-ce que tout le monde le fait naturellement et que je n’y arrive pas ? 

La nuit est dantesque, mais nous comprenons enfin qu’il nous faut de l’aide.

Comme si cela ne suffisait pas, ma mère appelle ! C’est mon mari qui avait répondu et avait décidé de lui raconter. Ma tante est aussi intervenue. J’avais l’impression que tout le monde se mêlait de ma sexualité et y allait de son conseil. « Faites ceci, faites cela ! ». Des amis de mon mari (eh oui, les nouvelles vont vite) lui conseillaient même de m’attacher. D’autres proposaient de venir à deux pour me tenir chacun une jambe pendant que mon mari me pénètre, afin de présenter un drap taché le lendemain à la famille. On est en plein délire !

Je suis tétanisée et angoissée. Je suis sauvée par mes règles. Ce n’est pas le bon moment, mais je pense que toutes ces émotions ont provoqué un dérèglement hormonal. 

Comme on essaie tous les soirs, au moment où je vois du sang, je pense que je ne suis plus vierge. Que sur un malentendu, nous avons réussi. J’ai vraiment compris qu’il ne s’était rien passé quand mes règles ont continué à couler. Je suis toujours vierge et j’ai un vrai problème ». 

  1. Ton parcours de guérison 

Gioia : « Maintenant que tu as accepté cette réalité, peux-tu nous raconter ton parcours de guérison ? »

Mame : « C’est vite devenu une obsession J’y pensais 24 heures sur 24. À la maison, au travail. Durant la pause déjeuner, je restais sur mon ordinateur à la recherche d’informations et je suis tombée sur un sexologue sophrologue. C’est avec lui que j’ai entamé le début de mon parcours de guérison. 

Je me suis rendue dans son cabinet et lui ai expliqué ma situation. J’ai été étonnée par sa question : il m’avait demandé de lui parler de mes passions, de ce que j’aime dans la vie. Là, c’est la surprise totale. C’est la première fois qu’on me posait ce genre de questions et je découvrais que les notions de passions, de plaisir m’étaient  totalement étrangères. Jusqu’ici je n’ai vécu que pour le travail. Ma maman m’a éduquée comme cela. Même à l’université, je refusais de sortir avec mes amies. 

Commence alors un véritable travail sur moi-même : J’apprends à prendre le temps de vivre. Il me permets de m’ouvrir à d’autres horizons, me fait découvrir le développement personnel, m’apprend à être plus douce avec moi-même, à me relaxer et à avoir une vision plus positive de la vie. 

Pourtant, à la maison et sur le plan sexuel, rien ne s’arrange. Pire, les relations avec mon mari deviennent plus conflictuelles. Tout est sujet aux disputes. 

Je pleure très souvent en cachette. Le fait que je ne sois pas enceinte commence aussi à peser, car une fois de plus, notre entourage s’en mêle et nous met la pression. 

Gioia : “Combien de temps a duré cette thérapie ? “

Mame : “La thérapie a duré six mois, sans résultat sur le plan sexuel. Je ne suis toujours pas guérie de mon vaginisme. 

Gioia : “Qu’est-ce que tu décides de faire après cette thérapie ?” 

Mame : “Désormais, je m’intéressais à beaucoup de sujets qui m’étaient jusqu’alors inconnus. J’explore les médecines douces, m’intéresse à la gestion des émotions, à la spiritualité, je travaille sur moi. 

En solo, je commence à utiliser des dilatateurs en m’aidant d’exercices de respiration. Je découvre aussi le yoga ! Ma vie se transforme : la femme que je suis en train de devenir n’a déjà plus rien à voir avec celle que j’étais quelques mois auparavant. »

Gioia : « Waouh quel merveilleux parcours. Grâce à lui, tu as pu vivre une véritable transformation, tu as pu apprendre à te connaître davantage, tu as mis en place des actions et tu t’es intéressée à des sujets et des outils qui t’ont permis de guérir. Avec tout ce chemin parcouru, et tout ce que tu as mis en place pour vaincre ton vaginisme, la guérison est enfin arrivée. Peux-tu nous raconter ta réussite, lorsqu’enfin tu as réussi à avoir ta première pénétration ? “

Mame : « C’est en décembre 2015, que j’ai guéri (sourires) Après avoir rendu visite à une amie qui m’a beaucoup rassurée, j’ai proposé à mon mari d’essayer de nouveau. Il s’est passé alors quelque chose de magique. Mon mari est parvenu à me pénétrer !!! 

A ce moment, je ne ressens presque pas de douleur et la peur s’est complètement évanouie.  

Cà y est, j’étais enfin guérie !!! 

Nous sommes en pleurs et submergés par nos émotions. Je ressens de la joie, de la fierté et du soulagement. »

  1. Pourquoi avoir décidé de créer un programme d’accompagnement

Gioia : « Bravo à toi pour tout ce chemin parcouru et pour ta force, ta détermination, qui sont, avec ton expérience, un exemple à suivre. Tu nous montres, à travers ton expérience, qu’il ne faut jamais abandonner, et que OUI la guérison est possible.

Cette étape de ta vie t’a rendue plus forte et plus épanouie. Maintenant, puis-je te demander pourquoi as-tu décidé de créer un programme, afin d’aider les femmes qui souffrent de cette problématique, comme cela a été le cas pour toi ? “

Mame : Cette épreuve m’a permis de découvrir les ressources que j’avais en moi. Ce vaginisme a été l’un de mes plus beaux cadeaux. 

En effet, comme tu l’as mentionné, j’ai grandi et appris à me connaître. Il m’a donné une plus grande confiance dans la vie et en l’avenir.

De part mes rencontres et mes échanges, j’ai constaté que de nombreuses femmes souffraient de vaginisme sans oser en parler. Moi, j’étais passé de l’autre côté du miroir, mais une petite voix me disait que ce n’était pas fini. Que je pouvais aider les autres. Je prends alors la décision de me former au métier de coach. 

J’ai créé la méthode « Je guéris du Vaginisme », une méthode holistique qui repose sur cinq piliers et qui permet d’effectuer un véritable travail sur soi, en profondeur, afin d’aider toutes  les femmes qui en souffrent à guérir complètement et durablement. Aujourd’hui, ma méthode a déjà permis à plus de 350 femmes de guérir.”

Gioia : “Merci beaucoup Mame pour ce temps passé à tes côtés, j’ai adoré t’écouter et en apprendre plus sur toi, sur ton histoire et ton expérience. Tu es une inspiration pour beaucoup d’entre nous et je suis fière d’avoir pu réaliser cette interview, qui je suis sûre, parlera à beaucoup d’entre vous.”

Mame : “Merci à toi Gioia”

J’espère que ce témoignage te plaira et t’aidera en te montrant que OUI le vaginisme se guérit très bien, et OUI tu peux guérir également. 

Le 15 mars à 20h, à l’occasion de la sortie de son livre « Je guéris du vaginisme, c’est parti », publié aux éditions Jouvence, Mame organise, une soirée sur Zoom à laquelle, tu es bien évidemment conviée, et ce que tu sois guérie, en cours de guérison ou pas, cette soirée est accessible à tout le monde !

Si tu souhaites t’inscrire et nous rejoindre pour cette soirée, et précommander son livre  je t’invite à cliquer ici 

Si tu souhaites en savoir plus sur mon programme et guérir dans les trois prochains mois, clique sur le bouton ci-dessous : 

J’espère que cet article t’a plu et qu’il t’aidera dans ton parcours de guérison!

N’hésite pas à me faire part de tes impressions dans les commentaires.

Je t’invite à partager massivement cet article autour de toi pour aider les femmes qui souffrent de vaginisme à s’en sortir!

Article rédigé par : Gioia D.M