Comment arrêter de se comparer aux autres?

Thème de la semaine : Arrêter de se comparer

« Pourquoi, elles y arrivent et pas moi? »

Je me posais cette question constamment quand je souffrais de vaginisme. Lorsque certaines de mes amies m’expliquaient à quel point elles s’éclataient au lit, de mon côté, je ne pouvais m’empêcher de me comparer à elles.

Elles avaient l’air épanouies alors que je ne l’étais pas.  

Je pensais que je serais réellement « épanouie sexuellement » le jour où je parviendrais à avoir des pénétrations sans me crisper et souffrir le martyr.

En effet, dans une société comme la nôtre qui prône une sexualité phallocentrée, ce n’est pas facile de se sentir à l’aise avec un trouble tel que le vaginisme.

Cependant, le vaginisme n’est pas une fatalité. Ce n’est pas parce que tu souffres de vaginisme que tu n’es pas « normale ». Il y a une multitude de couples qui prennent du plaisir dans des pratiques autres que la pénétration. Et ils sont tout à fait épanouis.

Alors, comment arrêter de se comparer aux autres?

Découvre-le dans les prochaines lignes.

1. Ta valeur en tant que femme ne réside pas dans le fait d'avoir des pénétrations ou non​

Tout d’abord, les femmes qui parviennent à avoir des rapports sexuels avec pénétration ne sont pas « meilleures » que toi.

En effet, il ne faut jamais considérée la sexualité comme l’indice de valeur ou de « non valeur » d’une personne.

Tu n’as pas choisi de souffrir de vaginisme. Et le fait que tu en souffres ne remet pas en cause ta valeur en tant que femme. Tu en vaux la peine quoi qu’il arrive.

Lorsque je souffrais de vaginisme, je pensais ne pas être une « vraie femme« .

Je me croyais « inférieure » à celles qui parvenaient à avoir des rapports sexuels avec pénétration sans problème.

Mais durant mon parcours de guérison, j’ai pris conscience que souffrir de vaginisme ne remettait pas en cause ma valeur en tant que femme. 

Je souffrais certes, mais cela ne signifiait pas que je n’avais plus aucune valeur.

Si toi aussi tu ne te sens pas pleinement « femme » à cause du vaginisme, laisse-moi te dire une chose : Il n’y a pas de « vraie » ou « fausse » femme.

Toutes les femmes ont de la valeur et le fait d’avoir des pénétrations ou non ne remet aucunement en question leur valeur.

Les femmes souffrant de troubles sexuels ne doivent jamais être considérées comme "inférieures" à celles qui n'en souffrent pas.

2. Le vagin n'est pas la seule zone érogène de ton corps

De plus, le vagin n’est pas la seule zone érogène existante dans le corps d’une femme. Contrairement à ce que certains peuvent penser, il y a mille et une façons de prendre plaisir en dehors de la pénétration vaginale

Si tu as eu à penser que tu ne pouvais prendre du plaisir que pendant la pénétration, sache que ce n’est pas de ta faute. 

La société dans laquelle nous vivons actuellement a toujours brandi la sexualité phallo-centrée (sexualité dans laquelle le phallus, pénis de l’homme est placé au centre du rapport sexuel) comme le « standard » même de cette sexualité.

De ce fait, des pratiques comme les caresses, les bisous, le cunnilungus, la fellation sont considérés comme des « préliminaires » et non pas comme des rapports sexuels à part entiers.

Le vaginisme est très difficile à vivre. Toutefois, c’est aussi une opportunité de découvrir davantage ton corps et les zones susceptibles de te procurer du plaisir.

Parmi ces zones, figurent y a le clitoris, les seins, le cou et bien d’autres encore.

Je tiens à insister sur le clitoris

Le clitoris est le seul organe strictement dédié au plaisir

Se présentant sous forme de capuchon, il mesure environ entre 2mn et 1cm. Ses branches viennent se loger dans les os du bassin.

C’est une zone très sensible qui réunit à peu près 8000 terminaisons nerveuses. 

Tu disposes donc d’un organe entièrement dédié à ton plaisir. Alors pourquoi ne pas en profiter?

Tu peux souffrir de vaginisme et prendre du plaisir car le plaisir sexuel dépasse le cadre de la pénétration! 

Aussi avoir une sexualité avec pénétration ne rime pas avec une sexualité épanouie. Il n’y pas de règle prédéfinie pour avoir une sexualité épanouie.

La sexualité est un jeu, un échange. Le plus important est de prendre du plaisir dans le respect de soi et dans le respect de l’autre.

 

NB :  La fameuse question « Vaginale ou clitoridienne?  » est incorrecte. 

En effet, nous sommes toutes clitoridiennes. Qu’il y ait pénétration vaginale ou non, c’est toujours le clitoris qui est stimulé pendant l’orgasme. Celui-ci peut-être stimulé de manière interne et de manière externe.

Le clitoris est bien trop souvent négligé et pourtant c'est un organe qui procure un plaisir intense lorsqu'il est stimulé.

3. Le vaginisme est un trouble temporaire qui se guérit bien

Tu n’es pas condamnée à souffrir du vaginisme toute ta vie. C’est un trouble qui se guérit bien et j’en suis la preuve vivante

Je sais à quel point c’est très difficile d’en voir le bout. Je pensais sincèrement que j’allais en souffrir toute ma vie. 

Je me disais que j’allais devoir « vivre avec » comme si c’était une sentence…Mais ce n’est pas du tout le cas!

Le vaginisme n’est pas une sentence. Il s’agit d’un trouble temporaire qui se guérit bien lorsqu’il y a une approche pluridisciplinaire. C’est-à-dire quand il est traité sur le plan psychologique et sur le plan physique de manière simultanée.

Si l’on sort du domaine purement sexuel, le vaginisme n’est rien d’autre qu’un signal que ton corps t’envoie pour te rappeler tu as des choses à régler.

Quelles sont ces choses?

Ce sont peut-être des traumatismes, une éducation sexuelle trop négative, des blessures émotionnelles, une méconnaissance de ton corps ou tout simplement une peur de la pénétration de manière générale.

Qu’elle qu’en soit la ou les causes, il existe des solutions efficaces qui permettent de guérir du vaginisme. Si tu souhaites les connaître, je t’invite à cliquer ICI.

 

Pour conclure, j’espère que cet article t’a plu et qu’il t’aidera dans ton parcours de guérison !

Si tu souhaites avoir plus de conseils sur ce sujet, je t’invite à cliquer ici

N’hésite pas à me faire part de tes impressions dans les commentaires.

Je t’invite à partager massivement cet article autour de toi pour aider les femmes qui souffrent de vaginisme à s’en sortir!

Article rédigé par Monica G

Le vaginisme sexuel est un trouble sexuel qui se guérit bien lorsqu'il y a une approche pluridisciplinaire.