Vaginisme : 2 clés puissantes pour guérir en un temps record !

Passer de “Je n’y arriverai jamais” à “J’y suis arrivée

“ Je n’y arriverai jamais.

Ça fait trop mal.

Ça ne va jamais rentrer.

Je n’aurai jamais de rapports sexuels normaux.

Je ne suis pas normale.”

Je suis condamnée à souffrir toute ma vie.” 

C’est trop difficile

Je ne sais pas quoi faire pour guérir

Je ne sais pas si je m’en sortirai un jour

Arriverai-je à avoir des enfants?

Le rendez-vous chez le gynéco, est-ce vraiment nécessaire?

Si vous avez déjà prononcé ces phrases ou que vous les avez déjà pensé, bienvenue au club.

La vie n’est pas un parcours paisible mais une route parsemée d’obstacles parfois gros comme des maisons. Il y en a qui sont faciles à franchir mais d’autres qui peuvent mettre à mal notre estime de soi et nous faire remettre en question nos capacités.

Inutile de dire que le vaginisme n’est pas un petit obstacle facilement franchissable dans la vie d’une femme. Qu’il se soit manifesté pendant des années ou pendant quelques mois, il est très difficile à vivre parce qu’il y a totale incompréhension entre notre corps et notre esprit. La pénétration est une souffrance pour nous et presque naturellement, nous remettons en question notre valeur en tant que femme. Il est plus facile de se dire qu’on ne guérira jamais et qu’on est condamnées à souffrir de ce trouble jusqu’à la fin de nos jours.

Et pourquoi?

Parce que nous nous sommes persuadées nous-mêmes que nous ne pouvions pas guérir. Paradoxalement, c’est beaucoup plus rassurant de se dire d’avance qu’on y arrivera pas plutôt que d’essayer d’y arriver. C’est totalement normal, quand un obstacle se présente devant nous, nous ne voyons qu’un côté et c’est toujours le même : le côté pénible, négatif, épuisant de celui-ci. Nous voyons rarement l’autre côté : le côté positif, pédagogique de celui-ci.

Aujourd’hui je peux affirmer avec certitude que le vaginisme n’est pas une fatalité mais une opportunité.

Une opportunité de redécouvrir son corps.

Une opportunité de s’aimer (à nouveau).

Une opportunité de se dépasser.

Je ne suis pas clairement plus la personne que j’étais avant mon vaginisme. Je sais que ce vous traversez est douloureux mais je vous garantis que vous verrez la lumière au fond du tunnel, vous serez extrêmement reconnaissantes pour cette étape douloureuse de votre vie. J’en fais le pari.

Je ne veux pas vous donner de faux espoirs : Le vaginisme ne disparaîtra pas du jour au lendemain. 

Dans la vie de tous les jours, lorsqu’un problème se présente, il ne faut pas le fuir (la fuite ne fait que repousser l’échéance) mais l’attaquer. Le regarder en face. Le prendre à bras-le-corps et AGIR.

Et pour changer, il n’y a pas de solution magique : il faut avoir de suffisamment de volonté pour entreprendre le changement et surtout, poser des actes qui rendront ce changement effectif.

Si vous avez la volonté, les actions suivront naturellement.

Comment entamer le processus de guérison?
 
  1. Ayez la volonté d’agir

Tout commence par la volonté. Ça peut paraître un peu simplet dit comme ça mais généralement, quand vous avez vraiment la volonté de faire quelque chose, vous le faites bien. Pour changer quelque chose dans sa vie, il faut le vouloir pour de vrai, c’est-à-dire,avoir la conviction qu’un changement va s’opérer. Pour guérir du vaginisme, il n’y a pas de secret : à un moment donné vous devrez quitter votre zone de confort et aller à la rencontre de votre vagin. Ce sera difficile au départ parce que paradoxalement, vous aurez envie de guérir mais passer à l’action pourrait vous  faire peur. Mais passer à l’action est plus que nécessaire.

Et comment vous y arriverez?

Vous y arriverez en vous engageant, c’est-à-dire en vous faisant une promesse à vous-même que vous y arriverez.

Vous vous promettez à vous-même que vous ferez tout le nécessaire pour guérir.

Parmi les exercices proposés par le programme de guérison figure la rédaction d’une lettre d’engagement.

Cet exercice est particulièrement intéressant  parce qu’il consiste à mettre sous forme de lettre, c’est-à-dire sous forme matérialisée, l’engagement que vous allez prendre pour guérir du vaginisme. Ce ne sont pas des paroles en l’air que vous aurez prononcé juste comme ça. Ce sera une lettre, votre lettre,  que vous aurez écrit et qui aura  mûri dans votre esprit au préalable.

Dans cette lettre vous pourrez y écrire par exemple, le temps que vous consacrez à votre guérison, les objectifs que vous fixerez chaque semaine pour guérir, les actions que vous mettrez en place etc…En bref, vous pourrez y écrire tout ce que vous voulez à condition bien sûr de vous y tenir.

Écrire une lettre d’engagement constitue déjà un grand pas mais l’intérêt de cette lettre est de vous tenir aux engagements que vous aurez pris.

Vous pouvez même inscrire une date butoir de votre guérison. Par exemple : Je m’engage à guérir avant (telle date).

Je ne vous cache pas qu’avant que j’écrive ma propre lettre d’engagement, j’étais désemparée. Je voyais ma guérison comme un idéal que je ne pouvais atteindre. Mais le jour où j’ai écrit ma lettre d’engagement (je l’ai écrite dans le groupe facebook du programme de guérison) la guérison n’était plus un idéal mais un objectif qui était tout à fait ma portée.

Le fait d’écrire cette lettre permettra à votre engagement d’être réel, et par conséquent, vous aurez plus de facilité à vous y tenir vous que c’est vous qui l’aurez écrit.

Même si vous êtes très engagées, il y aura bien sûr des moments de découragement et c’est tout à fait normal. Et c’est justement dans ces moments-là que la lettre d’engagement prendra tout son sens. Vous savez pourquoi vous vous êtes engagées. Donc le fait de la relire vous permettra de vous remotiver.

La volonté est le premier maillon de la chaîne de guérison du vaginisme.

Le deuxième maillon, c’est le temps. Il faut avoir la volonté de guérir certes, mais il faut également y consacrer du temps.

Pour en savoir plus sur le programme de guérison qui m’as aidé à guérir vous pouvez réserver votre session offerte ici

Pour guérir, il faudra nécessairement que vous trouviez du temps pour vous consacrer pleinement à votre guérison. Bien sûr, il ne s’agit pas de consacrer votre vie entière à la guérison du vaginisme mais de trouver quelques minutes, voire quelques heures par semaine pour travailler sur cela. Ce temps de guérison ne doit pas être vu comme une corvée mais comme un moment privilégié que vous passez avec vous-mêmes.

Cela peut être 15 minutes par jour, 1 par jour, 2 heures par jour…C’est vous qui voyez en fonction de vos emplois du temps..

Assez paradoxalement, plus vous prendrez votre guérison au sérieux, plus vous y consacrerez du temps et plus vite vous guérirez.

Ce qui serait efficace ce serait de vous créer un emploi du temps spécialisé pour votre guérison. Cela vous permettra de mieux aménager vos semaines et ainsi d’y voir plus clair.

Ce n’est pas parce que vous êtes encore en voie de guérison que vous n’avez pas le droit de vous projeter. Nos pensées et notre imagination font soit notre réussite, soit notre échec. 

Imaginez-vous que vous passez un oral important dans deux jours. La veille de cet oral, vous vous créez des scénarios catastrophes : vous appréhendez déjà de ne plus vous souvenir de rien, de ne pas pouvoir répondre aux questions de votre examinateur, de perdre vos moyens.

 

À votre avis, que va-t-il se passer le lendemain?

 

Il se passera exactement ce que vous aviez anticipé et vos scénarios catastrophes prendront vie.

 

Et pourquoi?

 

Parce que vous aviez anticipé le scénario catastrophe à l’avance, par conséquent, vous avez agi de telle sorte qu’il s’est manifesté dans la vie réelle. Mais que se serait-il passé si vous n’aviez pas imaginé votre scénario catastrophe mais un scénario dans lequel l’oral se passe plutôt bien?

Tout se serait bien passé et vous auriez été en confiance.

 

Dans le cadre du vaginisme, vous pouvez utiliser un procédé qui est celui de la visualisation. Ce procédé vous permettra de visualiser la situation dans laquelle vous serez quand vous serez guérie. La guérison dans ce cas, existe déjà à l’état de pensées, d’images et il appartient à vous de faire en sorte qu’elles deviennent réelles.  

Pour ce faire, vous pouvez prendre un temps pour vous allonger ou vous asseoir confortablement, mettre une vidéo Youtube sur la visualisation, fermer les yeux et vous imaginer déjà guérie.

Ainsi, votre guérison sera alors anticipée. Cela peut sembler “surréaliste” mais ce procédé est très efficace. Vous vous imaginez déjà guérie, donc vous agissez comme tel jusqu’à ce que cela devienne réel. 

Vous ne visualisez pas votre guérison pour le simple plaisir de le faire mais vous le faites parce que vous voulez atteindre cette objectif et y parvenir.

Ce procédé m’avait beaucoup aidé même si il y a eu des moments où je n’y croyais vraiment plus.

Après pour que la volonté soit faite, il faut que des actions lui succèdent.

 

Un exercice très efficace que j’ai découvert grâce au programme de guérison du vaginisme consiste à travailler avec des dilatateurs. Les dilatateurs sont des cônes en plastique qu’on insère dans le vagin pour l’habituer à la pénétration. Il en existe plusieurs tailles, allant de la taille d’un doigt à quasiment la taille d’un pénis.

Pour ma part, j’ai utilisé les dilatateurs de la marque Velvi et j’ai acheté un pack de 6. Cela peut effrayer de devoir insérer des dilatateurs dans son vagin alors que celui-ci nous fait énormément de mal. Mais l’enjeu est ici. Il faut habituer ou réhabituer son vagin à la pénétration et pour cela, il faut affronter sa peur de la pénétration.

Pour effectuer cet exercice, il faut être dans une atmosphère détendue et être détendue soi-même. Si vous êtes stressée, en colère ou triste, le corps le ressentira et la pénétration pourra être douloureuse.

Pour faciliter cet exercice, il faudra également appliquer de l’huile ou du lubrifiant sur le dilatateur pour que celui-ci soit plus facile à insérer.

Surtout…prenez le temps de respirer ! Ce n’est pas une course et en général, la précipitation entraîne toujours des dégâts.

Vous n’êtes en compétition avec personne et vous devez prendre le temps d’être à l’écoute de votre corps. Lorsque j’ai commencé à travailler avec les dilatateurs, j’avais pris soin d’hydrater mon vagin avec de l’huile et d’utiliser un miroir pour être plus en confiance.

 

Cet exercice peut paraître avec effrayant et je vous comprend. Mais il faut avoir confiance en vous, prendre le temps de respirer et surtout, écouter votre corps.

Petit conseil perso : Passez le dilatateur quelques secondes sous l’eau froide pour ressentir moins de tiraillements.

 

Quand vous vous serez familiarisées avec les dilatateurs, vous pouvez effectuer ce qu’on appelle des massages du périnée. Habituellement préconisés dans le cadre de la grossesse, ceux-ci peuvent être tout à fait utilisés dans le cadre du vaginisme. Cela permet de détendre les muscles du périnée qui sont en jeu dans ce trouble. 

Pour les effectuer, vous pouvez utiliser une huile spéciale pour massage du périnée. Cependant, l’huile d’amande douce est tout aussi efficace (expérience personnelle). Pour ce faire, installez-vous dans une position confortable (allongée ou assise) et appliquez l’huile sur votre pouce et votre index et débutez par un message massage externe en effectuant des mouvements circulaires sur la peau du périnée. Ensuite, votre pouce dans le vagin et massez en exerçant des pressions sur les parois vaginales.  

Ces messages m’avaient beaucoup aidé lorsque je commençais à travailler avec les dilatateurs. Ils m’ont permis de bien lubrifier cette zone mais surtout de détendre ma zone périnéale qui était très très  tendue auparavant. En dehors du cadre du vaginisme, ces massages m’ont également permis de profiter d’un moment privilégié avec mon corps. 

Pour garder une trace des actions que vous effectuez tout au long de votre processus de guérison, je vous conseillerais de tenir un journal intime spécial prévu à cet effet. Pour ma part, j’écrivais à chaque fois tout ce que je faisais et comment je me sentais. J’y inscrivais la date, les exercices effectués et mon ressenti. Je notais tout, que ce soit des réussites ou des échecs.

Lorsque vous serez guéries, vous pourrez relire ce journal et être fières du chemin parcouru jusqu’à votre guérison !

 

J’espère que cet article vous a plu et qu’il vous motivera pour entamer votre processus de guérison ! Pour en savoir plus sur le programme de guérison que j’ai suivi vous pouvez réservez votre appel diagnostic offert ici

 

Je vous invite écrire dans les commentaires les actions que vous avez entrepris pour guérir et vos ressentis par rapport à celles-ci. Inscrivez également en commentaire, vos échecs, vos moments de doute et de désillusion.

 

Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à le partager afin que d’autres femmes souffrantes de ce trouble viennent le découvrir et y trouver la clef de la guérison.

Dans les prochains articles j’aborderai d’autres thématiques autour du vaginisme.

 

Article rédigé par Monica G